Maïwen Caudron (France)

Maïwen Caudron
Bonjour, je m'appelle Maïwen.

Je suis une scientifique de 29 ans, mariée à un architecte et maman d'une adorable petite fille d'un an et demi.

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Je travaille actuellement dans le groupe de Karsten Rippe au Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) situé à Heidelberg en Allemagne. Je regarde la structure et l'organisation des chromosomes dans différents types de cellules. En particulier, je voudrais identifier les différences entre les cellules souches (cellules à l'origine de tout type de cellules spécialisées comme les cellules de la peau, des muscles ou du cerveau) et les cellules différenciées (cellules ayant une fonction bien déterminée: cellules de la peau, des muscle). Dans la famille des cellules souches, les «cellules souches tumorales» sont tenues responsables des difficultés à soigner le cancer parce qu'une seule de ces cellules souches ayant survécu aux traitements pourrait être capable d'engendrer une nouvelle tumeur. Je pense qu'il est possible de changer la nature de ces cellules pour les transformer en simples cellules tumorales, plus sensibles aux traitements anticancéreux et incapables d'engendrer de nouvelles tumeurs. C'est ma motivation pour continuer mon travail de recherche, parce que ceci pourrait être une bonne stratégie pour gagner le combat difficile contre le cancer.

Avant tout ça, j'ai été à l'école à Palaiseau, une petite ville aux alentours de Paris. Rapidement, je me suis aperçue que j'aimais les mathématiques, la physique et la biologie, avec une intensité qui dépendait beaucoup des professeurs. Heureusement, aucun d'eux n'a réussi à me dégoûter, et après un baccalauréat scientifique, j'ai été étudier les maths et la physique à la fac. A cette époque, je voulais devenir prof de maths, comme Papa !

Un matin, durant l'année précédant le mastère de physique (les mathématiques ne m'amusaient plus), un professeur surgit sans être attendu dans la salle de cours pour faire de la pub pour un nouveau super mastère de biologie pour physiciens. L'idée m'a beaucoup plu et j'ai donc décidé de suivre cette voie. L'été suivant, j'ai fait un stage de trois mois au DKFZ à Heidelberg pour me mettre pratiquement à la biologie. C'était aussi une bonne occasion de me remettre à niveau en allemand. Je me suis beaucoup amusée, au travail autant qu'à l'extérieur, oł je jouais au beach volleyball pratiquement tous les soirs.

Heidelberg est une cité magnifique dont je suis tombée amoureuse. L'année suivante, je n'avais qu'une pensée : retourner là-bas ! Dans ce but, je me suis portée candidate pour faire ma thèse au Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire (EMBL) à Heidelberg. Non seulement, l'EMBL est à Heidelberg, mais c'est un institut prestigieux, très riche de sa communauté internationale. J'ai eu la chance d'être sélectionnée pour faire ma thèse dans le groupe d'Eric Karsenti. J'ai adoré ce temps-là, où je passais des heures et des heures au microscope à observer des divisions cellulaires. De plus, l'ambiance au labo était plutôt détendue et très amicale. En dehors du travail, j'ai continué à jouer au volley.

À la fin de ma thèse, j'ai eu ma fille et après un court congé maternité, je suis retournée travailler au labo. Je dois admettre que c'était merveilleux d'être à la maison avec mon bébé, mais mon travail passionnant me manquait.